Info-négo du 28 avril 2018

Chers et chères collègues,

Mercredi le 18 avril dernier, nous vous faisions un compte-rendu de notre point de presse afin de dénoncer la situation de sous-traitance et de privatisation des activités d’enseignement à la TÉLUQ à l’invitation du député de Gouin, M. Gabriel Nadeau-Dubois. Le co-porte-parole de Québec solidaire a ensuite interpellé la ministre Hélène David lors de la période de questions à l’assemblée nationale : https://www.youtube.com/watch?v=5-3b4h7nUNE . Cette intervention a amené Mme David à mandater l’équipe des enquêtes ministérielles et réseaux du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour vérifier le respect de la Loi sur les établissements d’enseignement de niveau universitaire par l’Institut MATCI (https://www.newswire.ca/fr/news-releases/la-ministre-david-mandate-le-ministere-pour-verifier-la-conformite-de-linstitut-matci-680254823.html ).

La FNEEQ-CSN a elle aussi emboîté le pas par le dépôt d’un important recours juridique à l’encontre de MATCI Montréal : https://www.newswire.ca/fr/news-releases/partenariat-teluq-matci—la-fneeq-csn-devant-les-tribunaux-680382773.html . Notre fédération soutient de ce fait que l’entente entre la TÉLUQ et l’Institut MATCI est illégale. Elle défend ainsi bien entendu les tuteurs et tutrices, mais les enjeux sont plus larges, quant à la qualité même de l’enseignement universitaire et à la défense de tous les enseignant-e-s précaires avec lesquels nous sommes associés à la FNEEQ, ce qui nous donne notre force. La première audience en cour supérieure aura lieu le 10 mai.

La réaction de l’Université TÉLUQ, exprimée dans un article paru dans Le Soleil le 19 avril, a de quoi laisser perplexe : https://www.pressreader.com/canada/le-soleil/20180419/281663960603716 . La responsable des communications de la TÉLUQ y affirme ainsi que « ce sont des professeurs universitaires qui évaluent les étudiants » et que « les personnes tutrices ne sont pas des enseignants ». Pourquoi soutenir une telle chose? La Direction n’a-t-elle pas lu la lettre ouverte de Patrick Guillemet (https://blogdetad.blogspot.ca/2018/04/luniversite-teluq-un-changement-bien.html?spref=fb ) ? Les chargé-e-s de cours de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) ont tenu à réagir aux propos de la TÉLUQ, pour rétablir les faits quant à notre rôle d’enseignant-e-s par cette lettre ouverte : https://quebec.huffingtonpost.ca/jean-murdock/les-charges-de-cours-a-la-defense-des-enseignants-de-luniversite-teluq_a_23422305/. Nos pairs reconnaissent notre statut de professionnels de l’enseignement, qu’attend donc la TÉLUQ? La lettre qu’a envoyée le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université de Montréal à la ministre David est également bien éloquente (voir fichier joint).

L’article du Soleil, s’il témoigne du refus de la Direction de la TÉLUQ de reconnaître notre rôle d’enseignant-e universitaire, véhicule néanmoins une bonne nouvelle. La responsable des communications y annonce en effet que la TÉLUQ entend enfin dévoiler l’entente secrète conclue avec l’Institut MATCI. Nos représentant-e-s au conseil d’administration ont demandé à maintes reprises le dévoilement de cette entente depuis plus d’un an, une lettre ayant même été envoyée à chacun des membres du CA par nos représentant-e-s le 16 février dernier, pour interpeller à nouveau la Direction à ce sujet. Lors de la dernière réunion du CA, le 25 avril, d’autres administrateurs sont d’ailleurs intervenus pour soulever des interrogations au sujet du partenariat MATCI.

Ceci constitue d’importantes victoires pour les tuteurs et tutrices! Rappelons que notre lutte actuelle en est une contre le transfert de nos emplois vers d’autres employé-e-s, que ce soit à des sous-traitants de cet établissement privé ou aux nouvelles personnes embauchées comme « professeur-e-s sous contrat ». Nous souhaitons que l’université reconnaisse notre apport historique à l’institution, mise sur ses enseignant-e-s d’expérience dans tous les programmes et ne puisse plus utiliser de faux-fuyants pour nous mettre à l’écart.

Vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir que le syndicat a déposé une requête au Tribunal administratif du travail en vertu des articles 3, 12 et 53 du Code du travail, ce qu’on appelle communément une plainte en négociation de mauvaise foi. Vos représentant-e-s y défendrons notre cause pour une première audience le 4 mai.

Nous réitérons notre demande que la Direction s’assoit de bonne foi avec nous, car l’avenir de la TÉLUQ passe par ses tuteurs et tutrices! Maintenons la pression pour qu’on puisse négocier une convention collective juste et équitable de professionnels de l’enseignement que sont les tuteurs et tutrices.

Solidairement,

Votre comité de négociation,

Denis Bistodeau

Fabrice Pinard Saint-Pierre

Nancy Turgeon

 

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